
Lofoten 2026
Grand Nord, Le Retour ...
7.800 km en 29 jours
Après le sud Marocain en 2025, dans un esprit d’alternance, cette année, je file pour la seconde fois vers les grands espaces du Nord de l’Europe.
Contrairement à 2018, je ne vais pas remonter jusqu’au Cap Nord mais prendre le temps de flâner dans les Lofoten. C’est quand même bien au-delà du cercle polaire arctique !
De Paris, je rejoindrai la Suède en prenant un ferry entre Kiel, en Allemagne au nord de Hamburg, et Göteborg. Je remonterai ensuite toute la Suède du sud au nord par le milieu jusqu’à la frontière finlandaise.
De là, route sur Tromsø, le point septentrional de ce périple, situé à 69° 39′ de latitude Nord, soit vraiment bien haut quand même. Pour référence, le point le plus au nord du continent européen, le Cap Nord, est à 71° 10′ de latitude Nord.
Ensuite, la grande descente en suivant la côte norvégienne via les Lofoten, Bergen et jusqu’au sud de la Norvège à Kristiansand où je prendrai un ferry pour Hirtshals au Danemark.
Il ne me restera plus qu’à traverser le Danemark, un bout d’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique pour rejoindre Paris.
A moi donc, les fjords majestueux, les grands espaces quasi inhabités et les jours sans fin de ce coin du monde !

Great North, The Return...
7,800 km in 29 days
After the south of Morocco in 2025, and in the spirit of alternating between destinations, this year I'm heading for the second time towards the great open spaces of Northern Europe.
Unlike in 2018, I won't be going all the way up to the North Cape, but instead taking the time to wander through the Lofoten Islands. That's still well beyond the Arctic Circle, mind you !
From Paris, I'll reach Sweden by taking a ferry between Kiel, in Germany north of Hamburg, and Gothenburg. I'll then travel the length of Sweden from south to north through the middle, all the way to the Finnish border.
From there, it's on to Tromsø, the northernmost point of this trip, situated at 69°39′ North latitude — pretty far up there indeed. For reference, the northernmost point of the European continent, the North Cape, sits at 71°10′ North latitude.
Then comes the long descent, following the Norwegian coast via the Lofoten Islands, Bergen, and down to southern Norway at Kristiansand, where I'll catch a ferry to Hirtshals in Denmark.
All that will be left is to cross Denmark, a stretch of Germany, the Netherlands and Belgium to get back to Paris.
So bring on the majestic fjords, the vast, near-uninhabited spaces, and the endless days of this corner of the world!

The last News
Superbe journée autour de deux thèmes : cascades et tunnels
A superb day built around two themes: waterfalls and tunnels
Jour 23 # 28 juillet 2026 : Loen - Bergen / 359 km en 10 heures
Je pars de Loen sous un ciel humide mais la météo l’a promis : ça restera une bruine intermittente et sans vent. Voilà qui s’approche pour moi d’une bonne météo en comparaison des jours précédents.
Les premiers 240 km furent une succession de vallée, de fjords, de lacs et de rivières tout cela ponctués de cascades furieuses ou gigantesques. Certaines semblaient tomber directement depuis le sommet des montagnes. Superbe malgré un ciel souvent bas. Je pends mon temps et profite pleinement.
C’est un temps clément mais pas au point de déjeuner en extérieur. Je profite donc de la salle d’attente toute neuve du ferry du jour pour sortir mes olives, ma boite de thon et ma compote !
Les cascades, lacs et rivières continuent à m’accompagner jusqu’à Voss. Là je rejoins une belle route nationale qui continue dans ce joli décor. Cependant, c’est un des axes majeurs pour rejoindre Bergen, seconde plus grande ville du pays, en venant du Nord.
Je m’insère donc dans la longue file de camion, voiture et camping-car, le tout au rythme tranquille de 70 km/h. Mais sur les 120 km jusqu’à Bergen, il y a environ 50 tunnels dont la longueur varie de 96 mètres à 4 kilomètres. Soit un tunnel tous les 2,4 km ou toutes les 2 minutes environ !
C’est efficace pour la moyenne et pour profiter d’un break de la pluie. Mais à ce moment-là, il ne pleut pas et on profite moins des paysages. Et puis surtout, avec autant de monde sur la route dans les deux sens, chaque tunnel est une énorme caisse de résonnance de tous les bruits de ces engins motorisés. Autant dire que cela a un effet « légèrement » abrutissant qui finit par vous assommer au sens propre du terme !
J’arrive enfin à Bergen après une nouvelle journée de dix heures. Le GPS me fait prendre des ruelles pavées et escarpés pour atteindre mon AirB&B. C’est très joli, surement le plus direct mais assez technique à moto, surtout avec 10 heures dans les jambes !
Mais tout est bien qui finit bien et je suis bien content de faire une pause demain !
I set off from Loen under a damp sky, but the forecast promised it would stay as intermittent drizzle with no wind. For me, that's about as close to good weather as it gets, compared with the last few days.
The first 240 km was a succession of valleys, fjords, lakes and rivers, all punctuated by furious or gigantic waterfalls. Some of them seemed to fall straight from the mountain tops. Superb, despite the often low cloud. I take my time and make the most of it.
The weather is mild, but not quite mild enough for an outdoor lunch. So, I make use of the brand-new waiting room at today's ferry to get out my olives, my tuna tin and my fruit compote !
The waterfalls, lakes and rivers keep me company all the way to Voss. There I join a fine main road, which carries on through this lovely scenery. However, it's one of the main routes into Bergen, the country's second-largest city, coming from the north.
So, I fall in with the long queue of lorries, cars and motorhomes, all plodding along at a leisurely 70 km/h. But over 120 km to Bergen, there are around 50 tunnels, ranging in length from 96 metres to 4 kilometres. That's a tunnel every 2.4km, or roughly every 2 minutes !
It's good for keeping the average speed up, and for getting a break from the rain. But at that point, it isn't actually raining, so you get to enjoy the scenery less. And above all, with so much traffic on the road in both directions, every tunnel becomes a huge echo chamber for all the noise of these motorised beasts. Suffice to say it has a "mildly" stupefying effect that ends up leaving you thoroughly dazed, quite literally !
I finally reach Bergen after another ten-hour day. The GPS routes me through steep, cobbled back streets to reach my Airbnb. Very pretty, and surely the most direct way, but pretty tricky on a motorbike, especially with 10 hours already in the legs !
But all's well that ends well, and I'm very glad to be having a rest day tomorrow !




Previously ...
Une étape pour démarrer et passer chez le coiffeur
A stage to set off and get a haircut
Jour 1 # 6 juillet 2026 : Paris - Hastières / 310 km en 7,5 heures
Je décolle vers 8h30 de Paris et rejoins sans trop de bouchon la N2, en direction de Soisson.
Rien de palpitant mais il ne fait pas trop chaud et j’arrive vite à Laon où je déjeune et me fait faire une coupe plus adaptée au port du casque sous grosse température.
Ensuite je traverse les campagnes où les moissons sont pratiquement terminées.
Les Ardennes verdoyantes permettent à la température de ne pas dépasser les 31°C puis j’atteins la vallée de la Meuse.
L’entrée en Belgique est quasi invisible et j’arrive à mon hôtel du jour, sur les bords de la Meuse, à Heer.
I set off around 8:30am from Paris and, without too much traffic, join the N2 towards Soissons.
Nothing thrilling, but it isn't too hot and I soon reach Laon, where I have lunch and get a haircut better suited to wearing a helmet in high temperatures.
Then I cross the countryside, where the harvest is nearly finished.
The green Ardennes keep the temperature from climbing above 31°C, and then I reach the Meuse valley.
Crossing into Belgium is almost unnoticeable, and I arrive at today's hotel, on the banks of the Meuse, in Heer.




Une étape plus longue que prévue mais pas désagréable
A stage that ran longer than planned, but not an unpleasant one
Jour 2 # 07 juillet 2026 : Hastière - Latrop / 382 km en 10 heures
Je pars par beau temps et agréable température de Hastière et traverse le sud de la Belgique par de jolies routes sinueuses avec peu de monde.
Rapide déjeuner à la frontière allemande et j’attaque la route jusqu’à Bonn. Le passage de la frontière est encore plus indétectable. Je comprends que je suis en Allemagne car toutes les voitures ont des plaques germaniques ! Je le sens aussi par la densité du trafic. On n’est plus dans les Ardennes mais bien en Rhénanie du Nord.
Les routes sont bonnes et les paysages pas désagréables mais comme il y a des villages tous les 5 km, on a plus l’impression d’être dans une grande agglomération.
Et puis arrive le passage de l’axe Cologne - Bonn que j’appréhendais un peu. Les 10 km d’autoroute que je pensais prendre pour me sortir au plus vite de cette grande ville permettaient aussi de traverser le Rhin facilement. Mais le pont sur le Rhin est fermé et je me retrouve dans le centre de Bonn avec tout le trafic de l’autoroute. Autant dire que j’éprouve les joies d’un grand bouchon. Organisé car on est en Allemagne mais bloqué quand même. Connaissant mal les coutumes locales, j’évite de faire de l’interfile et fais comme les motards locaux. Puis nous nous retrouvons à 3 motards derrière une voiture de la Polizei qui, au bout de 15 minutes, nous fait signe de passer entre les files. Ayant la bénédiction policière, je n’hésite plus et arrive enfin à me sortir de ce pétrin.
A 17h au lieu de 15h, j’attaque les 100 derniers kilomètres. Heureusement, la route est moins envahie, les villages plus espacés et les virages sont bien sympas sur un bitume de très bonne qualité.
J’atteins enfin le charmant village de Latrop, 120 habitants, où je passe la nuit dans un hôtel sympathique et familial. De quoi me remettre de cette longue journée !
I set off from Hastière in fine weather and a pleasant temperature, crossing southern Belgium on pretty, winding roads with hardly anyone about.
A quick lunch at the German border, then I press on towards Bonn. Crossing the border is even less noticeable than before. I realise I'm in Germany because all the cars have German number plates! I can also tell from the density of the traffic. This is no longer the Ardennes, but properly North Rhine-Westphalia.
The roads are good and the scenery isn't unpleasant, but with a village every 5km, it feels more like being in one big built-up area.
Then comes the Cologne–Bonn stretch, which I'd been slightly dreading. The 10km of motorway I planned to take to get out of the city as quickly as possible was also meant to get me across the Rhine easily. But the bridge over the Rhine is closed, and I find myself in the centre of Bonn with all the motorway traffic. Suffice to say I get to experience the joys of a proper traffic jam. Organised, since we're in Germany, but a jam all the same. Not knowing the local customs well, I avoid filtering through the traffic and just do as the local bikers do. Then three of us bikers end up behind a Polizei car which, after 15 minutes, waves us through between the lanes. With police blessing, I no longer hesitate and finally manage to extricate myself from this mess.
At 5pm instead of 3pm, I set off on the last 100 kilometres. Thankfully the road is less congested, the villages further apart, and the bends are rather enjoyable on some very good quality tarmac.
I finally reach the charming village of Latrop, population 120, where I spend the night in a friendly, family-run hotel. Just what I need to recover from such a long day !




Une bonne étape de liaison
A good link stage
Jour 3 # 08 juillet 2026 : Latrop - Hamburg / 365 km en 9 heures
Je pars de Latrop en étant obligé de mettre l’équipement de pluie et un pull. Quel bonheur !
Je n’aurais jamais cru dire cela un jour mais après les 2 canicules en France, je profite !
En même temps, la pluie n’a pas duré assez longtemps pour que cela gâche la route.
Les routes jusqu’à Paderborn sont plutôt sinueuses et pas trop chargées. J’en profite donc avant de redescendre dans la plaine de Hanovre.
Le beau temps est revenu et les routes sont bordées de magnifiques chênes, au lieu de nos platanes français, et entourées de champs de blé et d’asperge.
Je déjeune sur la terrasse d’un petit supermarché Edeka. Efficace à défaut d’être glamour.
Je reprends la route vers Hambourg.
Toujours le même type de route jolies et limitées à 100 km/h. Mais c’est trompeur car il y a des villages tous les 2 ou 3 kilomètres, limités à 50 km/h et avec souvent des portions à 70 km/h.
Au final, ça n’avance pas très vite surtout qu’il y a du monde sur les routes.
L’Allemagne reste un pays densement peuplé (2 fois plus que la France) et ça se sent !
I set off from Latrop having had to put on my rain gear and a jumper. What bliss !
I'd never have thought I'd say that one day, but after the two heatwaves in France, I'm making the most of it !
At the same time, the rain didn't last long enough to spoil the ride.
The roads to Paderborn are fairly winding and not too busy, so I make the most of them before dropping back down into the Hanover plain.
The fine weather has returned, and the roads are lined with magnificent oak trees, instead of our French plane trees, and surrounded by fields of wheat and asparagus.
I have lunch on the terrace of a small Edeka supermarket. Efficient, if not exactly glamorous.
I got back on the road towards Hamburg.
Still the same kind of pretty road, with a 100 km/h limit. But that's misleading, as there are villages every 2 or 3 kilometers, limited to 50 km/h and often with stretches at 70 km/h.
In the end, progress isn't very fast, especially with all the traffic on the roads.
Germany remains a densely populated country (twice as densely as France), and you can really feel it!




Peu de moto mais une belle croisière !
Not much riding, but a lovely crossing !
Jour 4 # 09 juillet 2026 : Hamburg - Kiel - Göteborg / 116 km de moto + 450 km de bateau
Après un petit déjeuner copieux, je prends le temps, règle quelques détails sur la moto et vais marcher une heure pour essayer de me décoincer le dos. Je profite des délicieuses
"kirschen" locales.
Ensuite, je pars pour Kiel. Le trajet prévu sur des routes secondaires est abandonné au profit de l’autoroute. Trop de monde et traversée quasi permanente de village et banlieues.
Le port de Kiel est atteint sans encombre et l’embarquement se fait rapidement.
Me voilà parti pour 23 jours où les langues vont vraiment être un mystère pour moi !
After a hearty breakfast, I take my time, sort out a few details on the bike, and go for an hour's walk to try to loosen up my back. I make the most of the delicious local “kirschen”.
Then I set off for Kiel. The planned route along back roads is abandoned in favour of the motorway — too much traffic, and an almost constant string of villages and suburbs to get through.
I reach Kiel harbour without any trouble, and boarding is quick.
And so I'm off for 23 days, during which the languages are going to be a real mystery to me!




Les choses sérieuses commencent
The serious stuff begins
Jour 5 # 10 juillet 2026 : Göteborg - Brommösund / 235 km en 6 heures
La nuit sur le ferry fut probablement ma meilleure traversée, ever ! La mer d’huile et la faible vitesse du ferry (pour économiser du fioul !) faisait qu’il n’y avait aucune vibration ni mouvement. Juste le bruit de fond de la clim !
Arrivée pile à l’heure à Göteborg que je quitte vers 10h00. Quelques dizaines de kilomètres d’autoroute et de voies rapides pour quitter l’agglomération. Je me retrouve ensuite sur des routes plus secondaires pour traverser une verdoyante campagne où alternent les forets et les champs de blé. Très agréable sans être époustouflant.
En revanche, quasiment plus personne sur la route et pas de village tous les kilomètres, ni même tous les 10 km voire parfois 20 km. Le bonheur !
Je déjeune à Lidköping, au bord de l’eau d’un délicieux sandwich aux "skagen" !
Encore une centaine de kilomètres sur ces routes agréables et je rejoins l’hôtel du jour en bord de mer.
The night on the ferry was probably my best crossing ever ! The mirror-calm sea and the ferry's slow speed (to save on fuel !) meant there was no vibration or movement at all. Just the background hum of the air conditioning !
I arrive bang on time in Gothenburg, which I leave at around 10am. A few dozen kilometers of motorway and dual carriageway to get out of the city. I then find myself on more minor roads, crossing lush countryside where forests and wheat fields alternate. Very pleasant without being breathtaking.
On the other hand, there's almost no one else on the road, and no village every kilometer, nor even every 10km — sometimes not for 20km. Bliss !
I have lunch in Lidköping, by the water, with a delicious "skagen" sandwich !
Another hundred kilometers or so on these pleasant roads, and I reach today's hotel by the seaside.




Une belle journée en Suède touristique sans excès
A lovely day in touristy-but-not-overdone Sweden
Jour 6 # 11 juillet 2026 : Brommösund - Tällberg / 312 km en 7 heures
La région du Värmland où j’ai passé l’essentiel de la journée est agréable, touristique sans être envahie.
J’ai roulé bien, sur des routes assez vides et où alternent les jolies futaies, les lacs et quelques plaines agricoles.
Partout des maisons en bois d’un rouge profond.
Pas l’étape du siècle mais bien content de retrouver de beaux espaces sans trop de véhicules ni agglomération sans fin.
Je fais des courses pour mon premier pique-nique du voyage chez Coop, supermarché moyenne gamme avec même un bar à salade. Et bien sûr, je ne peux pas éviter les crevettes nordiques qu’on trouve ici en maintes formats et préparation.
Coté météo, j’ai un peu de scrupules à en parler alors que toute l’Europe ou presque est sous une troisième canicule. Ici, le temps est idéal, pour moi en tout cas !
Grand soleil mais avec quelques nuages qui font des jeux de lumière et des moments d’ombre bienvenus.
Une température entre 17° et 26°.
Un petit vent qui vous aère quand on fait une pause mais qu’on ne sent pas en roulant.
Idéal, je vous disais !
En revanche, certains lacs m’ont semblé avoir un niveau d’eau bien bas. Je n’ai pas encore échangé avec les gars du coin sur le sujet, en cause mon Suédois courant ou presque !
Me voici à Tällberg, au bord du lac Siljan pour une journée de pause demain car, comme le Seigneur, je roule 6 jours et me repose le 7ème !
En attendant la reprise lundi et la poursuite de la
« Montada » vers le Cercle Polaire Arctique, bon dimanche !
The Värmland region, where I spent most of the day, is pleasant, touristy without being overrun.
I had a good ride, on fairly empty roads where pretty stands of trees, lakes and the odd farming plain take turns.
Deep red wooden houses everywhere.
Not the ride of the century, but I'm very happy to be back among lovely open spaces, without too many vehicles or endless built-up areas.
I do some shopping for my first picnic of the trip at Coop, a mid-range supermarket that even has a salad bar. And of course, I can't avoid the Nordic prawns, which you find here in all sorts of formats and preparations.
As for the weather, I feel a bit sheepish talking about it while almost the whole of Europe is in the grip of a third heatwave. Here, the weather is ideal — for me, at least !
Bright sunshine but with a few clouds making play with the light, and giving some welcome moments of shade.
Temperatures between 17° and 26°.
A light breeze that airs you out when you stop, but that you can't feel while riding.
Ideal, as I said !
On the other hand, some of the lakes seemed to me to have quite low water levels. I haven't yet had a chance to discuss this with the locals — my fluent, or near-fluent, Swedish being the reason why !
So here I am in Tällberg, on the shores of Lake Siljan, for a rest day tomorrow, because, like the Lord, I ride for 6 days and rest on the 7th !
Until it's back on the road on Monday and the "Montada" continues towards the Arctic Circle, have a good Sunday!




Bonus Vidéo
Le début des grands espaces
The start of the great open spaces
Jour 8 # 13 juillet 2026 : Tällberg - Svenstavik / 346 km en 7 heures
Je pars de Tällberg sous une météo idéale : grand ciel bleu, beau soleil et 16°. J’en suis même réduit à mettre une petite laine et des gants mi-saison !
Je contourne le lac de Siljan où alternent de jolis villages aux maisons en bois rouge sur les pentes douces vers le lac. Superbe.
Je quitte cette région « touristique » et attaque des routes excellentes au milieu de grands espaces de forêt. Personne sur la route et le sentiment d’avoir tout cet espace pour soi. Un bonheur pour le motard et un luxe pour le voyageur !
Quelques courses à Sveg, chez ICA, l’autre chaîne de supermarché. Puis je trouve un coin pour déjeuner près d’un hameau de 5 maisons en bois de 1714, classées monuments historiques.
Ensuite, je « monte » dans la montagne, où sur une cinquantaine de kilomètres, sont disséminées des stations de ski. Elles sont entre 500 m et 600 m d’altitude mais sous cette latitude cela doit suffire à avoir de la neige.
Encore quelques kilomètres roulant mais avec plus de monde : au moins 4 voitures, 3 caravanes et 2 camping-cars ! La foule par rapport à ce matin.
Svenstavik est rapidement atteint. Village ou plutôt bourg le long de la route avec son église, son lac et sa superette. Pas de quoi faire des heures de visite ! Ce qui tombe bien car le restaurant ferme à 19h00, donc pas le temps de trop trainer !
I set off from Tällberg in ideal weather: a wide blue sky, glorious sunshine and 16°. I'm even reduced to putting on a light jumper and mid-season gloves !
I skirt round Lake Siljan, where pretty villages with red wooden houses dot the gentle slopes down to the water, one after another. Superb.
I leave this "touristy" region behind and hit excellent roads through great expanses of forest. Not a soul on the road, and the feeling of having all this space for myself. Bliss for the biker, and a luxury for the traveler !
A bit of shopping in Sveg, at ICA, the other supermarket chain. Then I find a spot for lunch near a hamlet of five wooden houses dating from 1714, listed as historic monuments.
Then I "climb" up into the mountains, where a string of ski resorts is scattered over some fifty kilometers. They sit between 500m and 600m altitude, but at this latitude that must be enough to get snow.
A few more kilometers of good riding, but with more traffic about: at least 4 cars, 3 caravans and 2 motorhomes! A positive crowd compared with this morning.
Svenstavik is soon reached. A village, or rather a small town, strung along the road, with its church, its lake and its mini market. Not exactly hours of sightseeing! Which is just as well, as the restaurant closes at 7pm, so no time to hang about too long !




Une journée LAT : Liaison – Alternance – Transition
A LAT day: Link – Alternate – Transition
Jour 9 # 14 juillet 2026 : Svenstavik - Storuman / 373 km en 8 heures
Liaison tout d’abord. Ayant un temps de voyage certes long mais limité quand même, je me dois de continuer ma montée vers le Nord de façon la plus efficace. Donc, pour cette étape pas de détours à droite ou à gauche où se trouvent, apparemment, de jolies choses à voir. Donc une étape de liaison pour avancer. Pour cela, l’axe le plus direct est la E45, route la plus longue de Suède, allant de Göteborg à la frontière finlandaise. Ça tombe bien, c’est exactement mon parcours.
Alternance ensuite. La E45 est une route efficace où on peut rouler à 100 km/h ce qui m’a semblé rare jusqu’à maintenant. Mais c’est un axe un peu ennuyeux (pas autant qu’une autoroute française ou allemande !) où il y a un peu de trafic, voire des camions, et où la seule chose qui m’a interpellé sont les dizaines de kilomètres de clôture installés de chaque coté pour, semble-t-il, cantonner les rennes !
Donc pour mettre un peu de piment dans ma journée, j’ai fait des détours par des pistes de traverse. Là, sur 80 km, moins de monde, en fait personne, et une conduite plus exigeante ! En générale, les pistes sont parfaitement praticables pour un néophyte du tout-terrain comme moi, sauf quand vous tombez sur un tronçon en remise en état. Une espèce de gros chasse-terre / racleuse réégalise la piste et rend la surface en terre beaucoup plus meuble et donc casse gueule. Mais c’est passé sans encombre, juste un peu moins vite !
Transition enfin. Cette étape marque mon passage du Nord du Sud de la Suède au Sud du Nord ! Pas encore le Cercle Polaire mais l’entrée en Lappland, la Laponie suédoise. Région la plus septentrionale de Suède que je vais traverser jusqu’à la frontière finlandaise. La Laponie est le territoire des Sames, peuple d’éleveurs de rennes, se répartissant sur la Suède, la Norvège, la Finlande et la Russie. Un peu de culture ne peut nuire !
Etape ce soir à Storuman, sa gare et son lac !
Link, first. Given that my travel time is admittedly long but still limited, I need to keep pushing north as efficiently as possible. So for this stage, no detours left or right to see the pretty things that apparently lie that way. A link stage, then, purely to make progress. For that, the most direct route is the E45, Sweden's longest road, running from Göteborg to the Finnish border. Handily enough, that's exactly my route.
Alternate, next. The E45 is an efficient road where you can do 100 km/h, which has felt like a rare thing so far. But it's a bit of a dull road (not as dull as a French or German motorway, mind you !), with a fair bit of traffic, lorries included, and the only thing that caught my eye was the dozens of kilometers of fencing running along both sides, apparently there to keep the reindeer contained !
So to add a bit of spice to my day, I took some detours onto sidetracks. There, over 80km, there was less traffic — in fact, none — and rather more demanding riding! Generally speaking, the tracks are perfectly manageable for an off-road novice like me, except when you come across a stretch being resurfaced. A sort of big grader/scraper levels the track and leaves the dirt surface much loose, and so rather more likely to catch you out. But I got through without incident, just a bit slower !
Transition, finally. This stage marks my move from the North of the South of Sweden to the South of the North ! Not the Arctic Circle just yet, but the entrance into Lappland, Swedish Lapland. The northernmost region of Sweden, which I'll be crossing all the way to the Finnish border. Lapland is the homeland of the Sami, a people of reindeer herders spread across Sweden, Norway, Finland and Russia. A bit of culture never hurts anyone !
Tonight's stop is Storuman, with its train station
and its lake !




Une journée mélangée : moto, faune et culture
A mixed day: motorbike, wildlife and culture
Jour 10 # 15 juillet 2026 : Storuman - Jokkmokk / 312 km en 5 heures
Aujourd’hui, c’est le passage du Cercle Polaire. Je prends donc la E45 qui continue a filé vers le Nord et enchaine les kilomètres sans encombre, à une bonne moyenne.
Sans être totalement inintéressant, je dois me forcer un peu pour ne pas céder à la monotonie du ruban d’asphalte limité à 100 km/h. Une occasion de pratiquer la méditation en pleine conscience !
Le soleil, bien que ne se couchant pas dans cette partie du monde, est resté caché toute la journée par les nuages. Pas plus de 16° et même quelques goutes de pluie, au passage du Cercle Polaire, exactement comme les 2 premières fois en 2018.
Mais ici, aucun panneau pour signaler cette ligne mythique. Alors, sur la base de mes informations, je tente de faire une photo du GPS affichant 66°00’. En fait, la latitude exacte du Cercle Polaire est 66°36’, ce qui n’a rien à voir !
Après une rencontre tout à fait cordiale avec la faune locale, des rennes, j’arrive rapidement à Jokkmokk, jolie ville Same, située pratiquement sur le Cercle Polaire.
Ayant un peu de temps et voulant m’instruire, je visite le musée Ájtte qui présente l’histoire et la culture des Sames. Vaut le détour, comme dirait un certain guide !
Today's the day I cross the Arctic Circle. So, I take the E45, which carries on heading north, and rack up the kilometers without any bother, at a decent average speed.
Without being wholly uninteresting, I must make a bit of an effort not to give in to the monotony of this ribbon of asphalt, limited to 100 km/h. A good chance to practice some mindfulness meditation !
The sun, although it doesn't set in this part of the world, stayed hidden behind the clouds all day. No more than 16°, and even a few drops of rain as I crossed the Arctic Circle — exactly like the first two times, back in 2018.
But here, there's no sign marking this legendary line. So, going on the information I have, I try to take a photo of the GPS showing 66°00'. As it turns out, the exact latitude of the Arctic Circle is 66°36', which is nowhere near the same thing !
After a thoroughly cordial encounter with the local wildlife — some reindeer — I soon reach Jokkmokk, a pretty Sami town sitting almost right on the Arctic Circle.
Having a bit of time on my hands and wanting to learn something, I visit the Ájtte museum, which covers the history and culture of the Sami. Well worth the detour, as a certain guidebook would say !




Bonus Vidéo
Les thèmes du jour : espace, variété et vent !
Today's themes: space, variety and wind !
Jour 11 # 16 juillet 2026 : Jokkmokk - Kilpisjärvi / 429 km en 9 heures
Je pars de Jokkmokk sous un grand ciel bleu et soleil. C’est quand même mieux pour le moral.
J’enchaine les kilomètres sur une variété de route : l’incontournable E45, des routes secondaires tout aussi roulantes et des pistes de bon aloi mais où il faut quand même être à ce que l’on fait. Tout cela sans pratiquement rencontrer âme qui vive et en traversant deux ou trois hameaux dont les panneaux d’entrée laisse croire à une mégalopole !
En fait, sur 200 kilomètres je croise plus de rennes que de voiture. Cela ne me gêne pas. Surtout que les rennes sont civilisés. Ils ne se jettent pas sous vos roues et vous laisse la route quand vous arrivez. Mais là aussi faut quand même rester attentif !
Passé Vittangi, les choses se corsent un peu. La route est toujours vide et bonne mais un vent latéral par bourrasque se lève et ne me quittera pas jusqu’au soir.
Vittangi ayant peu, pour ne pas dire pas, de ressources culinaires, je finis par trouver un coin pique-nique au bord d’un joli lac. Le vent est fort mais il fait bon.
J’attaque les 160 derniers kilomètres et le passage en Finlande. Le vent devient plus fort et le paysage change en Finlande. Je longe la rivière/frontière et enchaine les très longues lignes droites (5 kilomètres et plus mesurés) dans cette plaine fluviale. Autant dire que les bourrasques latérales rendent ma progression précautionneuse.
Fini les grandes futaies suédoises. Coté finlandais, on est plus sur de la lande avec des monts. Les vues deviennent de plus en plus magnifiques et j’arrive à apprécier malgré les conditions. Heureusement, c’est un axe plus emprunté mais on reste sur des fréquences de 5 à 7 véhicules / heure et aucun camion !
Je suis soulagé d’arriver à l’hôtel Rakka, surnommé, Santa’s Hotel. Tout un programme.
Je redécouvre le tourisme. J’ai dû attendre 5 minutes avant de pouvoir faire le plein d’essence et ce soir, le restaurant m’a demandé de réserver !
Tout fout le camp !
I set off from Jokkmokk under a wide blue sky and sunshine. It certainly does wonders about morale.
I rack up the kilometers over a variety of roads: the inescapable E45, some equally rideable back roads, and decent tracks where you still need to keep your wits about you. All this with barely a soul in sight, passing through two or three hamlets whose "welcome" signs would have you believe you'd hit a megalopolis!
In fact, over 200 kilometers, I pass more reindeer than cars. That suits me fine — especially as the reindeer are civilized about it. They don't throw themselves under your wheels and clear the road when you approach. Even so, you still need to stay alert
Past Vittangi, things get a bit trickier. The road is still empty and good, but a gusty crosswind picks up and doesn't let up on me until evening.
Vittangi having few, if any, culinary resources, I eventually find a picnic spot by a pretty lake. The wind is strong, but the temperature is pleasant.
I set off on the last 160 kilometers, crossing into Finland. The wind grows stronger, and the landscape changes as I enter Finland. I follow the river/border and rack up some very long straights (5 kilometers and more, by my reckoning) across this river plain. Suffice to say the crosswind gusts make careful, cautious progress.
Gone are the great Swedish forests. On the Finnish side, it's more moorland with hills. The views become increasingly magnificent, and I manage to appreciate them despite the conditions. Thankfully it's a busier road, though we're still only talking 5 to 7 vehicles an hour, and not a single lorry !
I'm relieved to reach the Hotel Rakka, nicknamed Santa's Hotel. Quite a promise.
I'm rediscovering tourism. I had to wait 5 minutes before I could fill up with petrol, and this evening the restaurant asked me to book!
Whatever is the world coming to!




Une première journée en Norvège un peu humide !
A slightly damp first day in Norway !
Jour 12 # 17 juillet 2026 : Kilpisjärvi - Tromsø / 345 km en 8 heures
La météo annonçait une journée mitigée : 9° et pluie de faible à forte !
Effectivement depuis l’hôtel, je voyais bien les nuages et les grains de pluie dans la direction à prendre.
Je maintenais quand même mon programme vers Tromsø via les chemins de traverse pour voir les jolies choses de ce coin de Norvège.
Dès le départ, avant même de passer la frontière finlando-norvégienne, je fus à nouveau frappé par le Syndrome de Norvège. Rien à voir avec celui d’Helsinki !
Comme en 2018 lors de mon expédition vers le Cap Nord, je souffre de cette envie de vouloir prendre des photos tous les kilomètres tellement les paysages sont superbes. Cela ne m’arrive à ce point qu’en Norvège, d’où le nom. CQFD !
Heureusement, je n’en ai pas trop souffert aujourd’hui grâce à la météo humide et aux nuages bas qui masquaient les vues.
Après près de 10 jours de grands espaces plats avec de grande ligne droite et sans voir personne, j’entre dans un autre univers. Des routes sinueuses autour des fjords, avec des reliefs marqués et des névés encore bien visibles. Il y a aussi plus de touristes mais sans être agressif !
J’atteins Tromsø sans encombre. C’est le point le plus septentrional de ce voyage, situé à 69°39’ de latitude nord et à 3.500 kilomètres de Paris. A partir de là, c’est la grande descente plein sud.
Demain, c’est jour de repos et j’en profiterai pour découvrir les richesses de cette ville arctique.
The forecast was predicting a mixed day: 9° and rain, ranging from light to heavy !
Sure enough, from the hotel, I could clearly see the clouds and rain squalls in the direction I was heading.
I stuck to my plan regardless, heading for Tromsø via the back roads, so as to see the lovely sights of this corner of Norway.
Right from the start, even before crossing the Finnish-Norwegian border, I was struck once again by Norway Syndrome. Nothing to do with the Helsinki one !
Just as in 2018 on my expedition to the North Cape, I suffer from this urge to stop and take a photo every kilometer, the scenery is so stunning. It only happens to me this badly in Norway, hence the name.
Thankfully, I didn't suffer too much from it today, thanks to the damp weather and low clouds, which hid the views.
After nearly 10 days of vast flat expanses, long straight roads and barely a soul in sight, I enter another world altogether. Winding roads round the fjords, with pronounced relief and patches of snow still clearly visible. There are also more tourists about, though not in an overwhelming way !
I reach Tromsø without any trouble. It's the northernmost point of this trip, at 69°39' north latitude and 3,500 kilometers from Paris. From here on, it's the great run south.
Tomorrow's a rest day, and I'll make the most of it to explore the riches of this Arctic city.




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Une courte étape ensoleillée et superbe à travers l’île de Senja
A short, sunny and superb stage across the island of Senja
Jour 14 # 19 juillet 2026 : Tromsø - Andenes / 139 km en moto + 50km en ferry en 9 heures
Pas beaucoup de kilomètres mais 2 ferrys dont les horaires dictent le planning. D’autant plus que le second ne prend pas de réservation et qu’il est très prisé. Il n’est pas rare que vous vous pointiez pour celui de 15h mais qu’étant plein, vous deviez vous rabattre sur celui de 19h voire le lendemain.
Je pars donc de bonne heure de Tromsø pour arriver au premier ferry. Les paysages deviennent majestueux, sauvages et rudes. On sent qu’ici la nature est plus « rugueuse » que dans les fjords du sud.
Les tours et détours de Senja tiennent leurs promesses de vue à couper le souffle, de vallées glaciaires grandioses et de cascades infinies. Le syndrome de Norvège me reprend !
A petite vitesse, j’arrive quand même bien en avance pour ce fameux second ferry. Et effectivement, 2 heures avant c’est déjà bien plein. Heureusement, les motos ne font pas la queue et montent en premier. Faut bien que ça ait des avantages de se prendre les éléments déchainés sur la tronche !
Je déjeune sur le quai d’un paquet d’olive et d’une compote. On est dimanche et pas grand-chose d’ouvert !
Ensuite, 1h40 d’une traversée aux vues grandioses mais au tangage bien marqué. Ni le pilote ni la moto n’ont souffert pendant cette épreuve !
Ce soir étape à Andennes, au débarquement du ferry dans d’anciennes cabanes de pêcheur sur le port, reconverties en chambres.
Not many kilometers, but 2 ferries, whose timetables dictate the plan. More so as the second one doesn't make bookings and is very popular. It's not unusual to turn up for the 3pm crossing only to find it full and must fall back on the 7pm one, or even the next day.
So, I set off early from Tromsø to make the first ferry. The scenery grows majestically, wild and rugged. You can feel that nature is "rougher" round here than in the fjords further south.
The twists and turns of Senja live up to their promise of breathtaking views, grand glacial valleys and endless waterfalls. Norway Syndrome strikes again !
Taking it slowly, I still arrive well ahead of time for that famous second ferry. And sure enough, 2 hours beforehand, it's already pretty full. Thankfully, motorbikes don't have to queue and board first. There must be some perks to take the full brunt of the elements !
I have lunch on the quayside: a packet of olives and a fruit compote. It's Sunday, and not much is open !
Then it's a 1hr40 crossing, with magnificent views but some pretty pronounced pitching. Neither the rider nor the bike suffered through the ordeal !
Tonight's stop is Andenes, right where the ferry docks, in former fishermen's huts on the harbor, converted into rooms.




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Le charme plus confidentiel des îles Vesterålen, et sans ferry en plus
The more understated charm of the Vesterålen Islands, and no ferry needed this time
Jour 15 # 20 juillet 2026 : Andenes - Stokmarknes / 220 km en 7 heures
Je quitte Andenes sous un soleil hésitant mais qui ne laissera pas la place à la pluie de la journée.
La descente de l’île d’Andoya par sa face Est me laisse un sentiment mitigé. Au moins, plus d’autobus de croisiéristes en goguette ni de hordes de camping-car.
Sans être totalement misanthrope, je redoute le tourisme de masse.
Les choses deviennent plus charmantes à partir de Sortland et je découvre l’île de Langoya, plus authentique et avec quelques belles vues sur des montagnes escarpées le long de jolis fjords.
Ce n’est pas majestueux comme ailleurs mais c’est bien beau quand même.
Au retour du village de Stø, haut lieu de l’observation des baleines, à l’extrémité Nord de l’île, je pique-nique au soleil devant l’église de Myre qui offre une table et une jolie vue.
Je rejoins ensuite Stokmarknes par un joli pont élancé au-dessus des flots. Cette ville est le berceau du Hurtigruten, le roi des ferrys norvégiens qui relie Bergen au sud à Kirkenes, au-delà su Cap Nord.
I leave Andenes under a hesitant sun, though it won’t rain today.
Riding down the east side of Andøya island leaves me with mixed feelings. At least there are no more coachloads of cruise-ship tourists out and about, nor hordes of motorhomes.
Without being a total misanthrope, I do dread mass tourism.
Things become more charming from Sortland onwards, and I discover the island of Langøya, more authentic, with some lovely views of steep mountains along pretty fjords. It's not as majestic as elsewhere, but it's still very beautiful.
On the way back from the village of Stø, a top spot for whale-watching at the northern tip of the island, I have a picnic in the sun in front of Myre church, which offers a picnic table and a lovely view.
I then head on to Stokmarknes over a lovely, slender bridge above the water. This town is the birthplace of the Hurtigruten, the king of Norwegian ferries, which links Bergen in the south to Kirkenes, beyond the North Cape.




Les Lofoten, c'était trop !
The Lofoten Islands – it was too much !
Jour 16 # 21 juillet 2026 : Stokmarknes - Bodø / 177 km de moto
+ 106 km de bateau en 10 heures
Mais pas que des bons « trop ».
Trop de pluie, trop de brouillard, trop de vent et trop de monde m'ont un peu empêché d'apprécier les trop nombreux spots qui semblaient incroyables.
Je pars prendre le ferry à Mebul pour rejoindre les Lofoten, but de ce périple. La météo annonce une journée de pluie permanente. Pour l'instant rien de bien dramatique.
Arrivé sur les Lofoten, c'est une autre paire de manche. Je reste positif et essaie de voir au travers des nuages et de la pluie les merveilles. J'en devines certaines dont des fjords aux eaux translucide et au sable blanc.
Mais après quelques ponts où le vent manque de m'envoyer dans le décor et des quasis bouchons sur les routes escarpées, je finis par admettre que ça va pas le faire.
Je décide donc de rejoindre au plus rapide Moskenes pour le ferry vers Bodo. J'ai une réservation dans celui de 18h mais arrive à embarquer dans celui de 14h30. Pas mécontent d'éviter une longue attente sous la pluie, les équipements d'accueil des piétons étant quasi inexistante aux abords des embarcadère de ferry en Norvège.
Je finis par une traversée bien agitée de 4 heures. Mon estomac a tenu le choc mais tous les passagers n'eurent pas cette chance !
Content d'arriver à Bodo après cette longue journée qui laisse comme une impression de rendez-vous manqué avec les Lofoten.
Il ne reste plus qu'à revenir pour vraiment voir les Lofoten !
But not all of it is good.
Too much rain, too much fog, too much wind and too many people rather got in the way of my enjoying the countless spots that seemed incredible.
I set off to catch the ferry at Melbu to reach the Lofoten Islands, the goal of this trip. The forecast is for a day of solid rain. Nothing too dramatic for now.
Once on the Lofoten Islands, it's a different story altogether. I stay positive and try to make out the wonders through the clouds and rain. I catch glimpses of some of them, including fjords with translucent water and white sand.
But after a few bridges where the wind nearly blows me off course, and some near-standstill traffic on the steep roads, I eventually must admit it just isn't going to happen.
So, I decide to head as quickly as possible to Moskenes for the ferry to Bodø. I have a booking at the 6pm crossing but managed to get to the 2:30pm one instead. Not at all sorry to avoid a long wait in the rain, given that facilities for pedestrians are non-existent around ferry terminals in Norway.
I finish off with a decidedly rough 4-hour crossing. My stomach held up, but not all the passengers were so lucky !
Glad to reach Bodø after this long day, which leaves me with the feeling of a missed rendezvous with the Lofoten Islands.
All that's left now is to come back and really see the Lofoten Islands properly !




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Retour en deçà du Cercle Polaire et doublement de la température : coïncidence ?
Back south of the Arctic Circle, and the temperature doubles : coincidence ?
Jour 17 # 22 juillet 2026 : Bodø - Nesna / 297 km en 6,5 heures
Je quitte Bodø sous un ciel chargé mais moins bas qu’hier. J’arrive même à voir les îles en face. Pas de pluie mais toujours un bon 7°C.
J’emprunte une bonne route le long de jolis fjords et arrive rapidement à Fauske où je rejoins la fameuse E6 qui relie Trelleborg, en Suède, à Kirkenes, en Norvège sur plus de 3.000 km. La version norvégienne de la E45 suédoise !
Après Rognan, la E6 vous conduit sur un plateau qui a des airs d’altiplano andin. C’est superbe et j’y roule bien malgré un vent un peu capricieux.
Sur ce plateau, le centre du Cercle Polaire attire tous les camping-cars et motards. Je le passe sans m’y arrêter. Ce n’est jamais que la quatrième fois que je franchis cette ligne imaginaire.
En plus, je soupçonne le centre de ne pas être situé sur le véritable Cercle Polaire !
Le soleil s’impose et je retrouve les joies d’une conduite plus contemplative qu’hier. La température double. A 14°C je me demande si je ne vais pas enlever mon pull !
Une fois descendu sur Mo i Rana, on rejoint de magnifiques fjords et on retrouve des forêts. Je fais une halte déjeuner gastronomique dans une station Esso et me régale d’un hotdog !
Après ces agapes, « on ze road again » pour rejoindre Nesna par la route 17 appelée la Kystriksveien, littéralement « route nationale côtière ». Elle débute à Bodø et se termine au nord de Trondheim. Longue de 630 kilomètres, elle nécessite le passage de 6 bacs. Je vais l’emprunter pendant deux étapes.
Nesna est une mégalopole de 1.339 habitants où l’on trouve un hôtel, un restaurant et un camping. Sans oublier, l’embarcadère du ferry pour Levang. Autant dire que la visite de ce charmant port de pêche ne vous prend pas trop de temps !
I leave Bodø under a heavy sky, though not as low as yesterday's. I can even make out the islands opposite. No rain, but still a solid 7°C.
I take a good road along some pretty fjords and soon reach Fauske, where I join the famous E6, which links Trelleborg in Sweden to Kirkenes in Norway over more than 3,000km. The Norwegian version of Sweden's E45 !
After Rognan, the E6 takes you up onto a plateau that has something of the Andean altiplano about it. It's superb, and I ride it well despite a somewhat fickle wind.
On this plateau, the Arctic Circle Centre draws in every motorhome and biker going. I pass it without stopping. It's only the fourth time I've crossed this imaginary line, after all. What's more, I have my suspicions that the center isn't actually located on the true Arctic Circle !
The sun takes over, and I get back to the joys of a more contemplative ride than yesterday. The temperature doubles. At 14°C, I'm wondering whether I should take my jumper off!
Once down at Mo i Rana, I come to some magnificent fjords and find myself among forests again. I stop for a gourmet lunch at an Esso petrol station and treat myself to a hotdog !
After this feast, it's “on ze road again”, heading for Nesna via route 17, known as the Kystriksveien, literally the "coastal national road". It starts at Bodø and ends north of Trondheim. At 630 kilometers long, it requires 6 ferry crossings. I'll be following it for the next two stages.
Nesna is a megalopolis of 1,339 inhabitants, boasting a hotel, a restaurant and a campsite. Not forgetting the ferry terminal for Levang. Suffice to say, a visit to this charming fishing port won't take up too much of your time !




Une courte étape pour rejoindre la beauté isolée de l’île de Vega
A short stage to reach the isolated beauty of the island of Vega
Jour 18 # 23 juillet 2026 : Nesna - Vega / 120 km de moto + 30 km de bateau en 6,5 heures
Ici les étapes sont fortement dépendantes des ferrys et de leurs horaires.
Tenant à expérimenter la vie sur une île norvégienne préservée, je n’ai pas eu beaucoup de choix.
Je pars donc par le premier ferry de Nesna pour rejoindre Levang, sous un ciel chargé mais sec et une température « clémente » de 10°C.
Entre les îles et ilots, les traversées sont ici très calmes. Même pas obligé d’attacher la moto dans la soute. C’est dire !
Ensuite, je ne traine pas vers Tjotta où je veux prendre le ferry de 10h50. La route 17 traverse des paysages bien jolis.
Le ferry vers Vega est pile à l’heure et me permet d’arriver pour l’heure du déjeuner. Les îles isolées, c’est beau mais par définition, il n’y a pas grand-chose. Je me régale donc d’un poulet thaï aux nouilles à l’embarcadère de Vega ! Le tout assis dehors sur le parking. Pas très glamour mais tout à fait délicieux.
Ensuite, j’explore l’île de Vega dont on fait le tour assez vite mais qui recèle de paysages magnifiques. Je rejoins ensuite mon hôtel, un havre de tranquillité perdu au milieu des marais et des oiseaux sauvages.
Demain, c’est pause moto pour découvrir ce coin sauvage de Norvège.
Out here, the stages depend heavily on the ferries and their timetables.
Keen to experience life on an unspoilt Norwegian island, I didn't have a great deal of choice.
So, I set off on the first ferry from Nesna to Levang, under a heavy but dry sky and a "mild" 10°C.
Weaving between the islands and islets, the crossings here are very calm. I don't even have to strap the bike down in the hold. That says it all !
Then I don't hang about, heading for Tjøtta, where I want to catch the 10:50 ferry. Route 17 crosses some really pretty scenery.
The ferry to Vega is bang on time and gets me there in time for lunch. Remote islands are beautiful, but by definition, there isn't much there. So, I treat myself to a Thai chicken noodle dish at the Vega ferry terminal ! Sitting outside in the car park, the whole time. Not terribly glamorous, but thoroughly delicious.
Then I explore the island of Vega, which you can go round fairly quickly, but which is full of magnificent scenery. I then head to my hotel, a haven of tranquility, tucked away amid marshes and wild birds.
Tomorrow is a day off the bike, to explore this wild corner of Norway.




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Retour à la civilisation et à une météo plus clémente
Back to civilisation and to milder weather
Jour 20 # 25 juillet 2026 : Vega - Inderøy / 317 km en 9 heures avec 2 ferrys
Au départ de Vega l’ambiance est encore bien humide mais le vent est tombé. Et puis, en voyant que la Gironde brule (c’est même le gros titre du JT du matin à la tlél norvégienne !) et que la prochaine canicule est annoncée, je me dis de bien profiter de ce temps frais et humide ! Comme quoi, tout est question d’état d’esprit.
Je file donc prendre le ferry pour quitter Vega et rejoindre le « continent ». Je parcours les 60 km me séparant du second ferry sans encombre par une jolie route entre landes et fjords.
Toujours sur la route 17, je poursuis ma descente vers le sud. La route est belle et surtout les gouttes de pluies se font rares. Le paysage change ostensiblement pour laisser place à des forêts et des cultures. Je traverse des champs de blé qui, ici, sont loin d’être moissonnés. J’aperçois même des cultures de fraises, pleine terre et sous serre hors sol ! D’ailleurs, mon déjeuner pris sur le parking du supermarché se termine par des framboises norvégiennes !
A partir de Namsos, on revient vraiment dans une campagne « humanisée » avec moult ferme et quelques hameaux. Pas encore une forte densité car j’ai parcouru plus de 100 km avant de trouver ce superbe supermarché pour déjeuner.
Enfin, j’arrive à Steinkjer et là je reviens dans le monde des vivants. Une zone commerciale avec au moins 4 hypermarchés, des magasins de meubles et, comble de la réussite de notre civilisation, un Burger King !
J’espère que ce n’est qu’un passage. Demain, après Trondheim, je devrais retrouver des contrées plus sauvages !
Setting off from Vega, the atmosphere is still pretty damp, but the wind has dropped. And then, seeing that the Gironde is on fire (it's even the headline story on the Norwegian morning news!) and that the next heatwave is on its way, I tell myself to make the most of this cool, damp weather! Finally, it's all a question of mindset.
So, I head off to catch the ferry to leave Vega and rejoin the "mainland". I cover 60 km to the second ferry without any trouble, on a pretty road winding between moorland and fjords.
Still on route 17, I carry on heading south. The road is lovely, and above all the raindrops become few and far between. The landscape changes noticeably, giving way to forests and farmland. I pass through wheat fields which, here, are far from being harvested. I even spot strawberry crops, both in open ground and under raised polytunnels ! In fact, my lunch, eaten in the supermarket car park, ends with some Norwegian raspberries !
From Namsos onwards, I really come back into "humanized" countryside, with plenty of farms and the odd hamlet. Still not particularly dense, though, as I cover more than 100km before finding that splendid supermarket for lunch.
Finally, I reach Steinkjer, and there I return to the land of the living. A retail park with at least 4 hypermarkets, furniture shops and, the crowning achievement of our civilisation, a Burger King !
I hope it's only a passing phase. Tomorrow, after Trondheim, I should be back in wilder territory !




Grosse étape un peu « agitée »
A big, slightly "eventful" stage
Jour 21 # 26 juillet 2026 : Inderøy - Molde / 403 km en 9 heures
Je pars de Inderøy sous un ciel chahuté mais qui donne des lumières superbes sur les vertes vallées de cette partie de Norvège.
Par la fameuse E6, je rejoins Trondheim qui est effectivement une grosse agglomération. Rien de palpitant mais j’avance efficacement.
Ayant retrouvé la civilisation et le dimanche les supermarchés étant fermés (et accessoirement commençant à me lasser des pique-niques dans le vent et sous un ciel gris !), je craque pour un Burger King à Orkanger.
Ensuite, je file pour prendre le ferry de la journée à Halsa. Une formalité où je rencontre 2 motards polonais avec qui j’échange des histoires de motard !
Ensuite, je me dirige vers le véritable objectif de la journée et l’autre « temps fort » de ce voyage : le Storseisundbrua. Un pont mythique sur un tronçon de route entre des ilots au milieu de la mer où se succèdent une demi-douzaine de pont.
Le ciel retient la pluie mais le vent s’est invité. Des bourrasques à plus de 50 km/h. Autant dire que je suis concentré lors de ce passage où je ne suis pas vraiment seul !
Finalement, l’endroit est vraiment magique et c’était moins dur que le pont aux Lofoten sous des trombes d’eau.
Je continue par des petites routes vers Molde avec toujours ce vent latéral en rafale.
Donc une longue journée aux conditions de conduite un peu exigeantes. Une bonne nuit ne sera pas du luxe pour me remettre !
I set off from Inderøy under a turbulent sky, which nonetheless casts superb light over the green valleys of this part of Norway.
Via the famous E6, I reach Trondheim, which is indeed a sizeable city. Nothing thrilling, but I make good progress.
Having got back to civilisation, and with it being Sunday and the supermarkets closed (and, incidentally, starting to tire of picnics in the wind under grey skies !), I give in to a Burger King in Orkanger.
Then I head off to catch the day's ferry at Halsa. A formality, during which I meet 2 Polish bikers, and we swap biker stories !
After that, I head towards the real goal of the day, and the other "highlight" of this trip: the Storseisundbrua.
A legendary bridge on a stretch of road running between islets out in the sea, where half a dozen bridges follow one after another.
The sky holds off the rain, but the wind has crashed into the party. Gusts of over 50 km/h. Suffice to say I'm fully focused during this crossing, where I'm not exactly alone!
In the end, the place really is magical, and it was less grueling than the bridge in the Lofoten Islands under sheets of rain.
I carry on along small roads towards Molde, still with that gusty crosswind for company.
So, a long day with some fairly demanding riding conditions. A good night's sleep won't go amiss to recover!




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Une étape mémorable : du grandiose et du dantesque
A memorable stage: the magnificent and the diabolical
Jour 22 # 27 juillet 2026 : Molde - Loen / 373 km en 10 heures
Grandiose les 70 premiers kilomètres
Je pars de Molde sous une bonne pluie et file prendre de bonne heure le premier ferry de la journée. Il y en aura 3 en tout plus 380 km de prévu. Donc déjà sur le papier une grosse étape.
Mais rapidement, le ciel s’éclaircis et laisse voir des paysages bien jolis. Et donc je me confirme à moi-même la justesse de ce dicton de sagesse populaire : rien n’est permanent, pas même une mauvaise météo !
Puis j’attaque la montée vers le Trollstigen, le chemin du Troll. C’est une route mythique pour accéder à un col à 900 m. Mais les virages en épingle serpentent le long d’une gigantesque cascade sur une route bien étroite. C’est superbe mais je ne suis pas certain que mes humbles talents de photographe et vidéaste rendent bien hommage à cette route grandiose. La vue au col est aussi superbe. Voilà pour les 70 premiers kilomètres.
Dantesque les 300 derniers kilomètres
Déjà dans la montée du Trollstigen, le vent se lève. Mais rien de plus normal sur un col.
En revanche en descendant, il forcie et la pluie fait son entrée en jeu. Les routes restent, ou plutôt semblent, magnifiques mais les bourrasques et les trombes d’eau me détournent de ces beautés.
La pluie fut toute la journée comme un grain, pluie forte et épaisse, qui ne passerait pas !
Et le vent soufflera toute la journée par rafale de près de 60K km/h.
Dans ces conditions, je me régale d’un hot dog dans une station-service. Seul endroit où la moto et moi-même pouvons rester une peu à l’abri.
Puis je file prendre le second ferry. Ce fut une traversée rapide mais où j’ai pris plus de paquets de mer passant par-dessus la proue que d’eau de pluie !
Avec ces conditions « grandioses » durant près de 7 heures, la conduite d’une moto pose plusieurs défis.
Le premier, l’eau. En soi ce n’est pas un vrai sujet. Comme il disent ici : il n’y a pas de mauvais temps, juste des gens mal équipés ! Certes mais au bout de 7 heures votre « bon » équipement laisse quand même une légère sensation d’humidité aux entournures.
Ensuite, la combinaison Pluie – Vent – Virages – Trafic vous rend, comme qui dirait, un peu crispé. Il faut donc très fréquemment penser à relâcher la tension dans les épaules, les bras, le dos et les mains. Et il ne faut pas oublier de respirer. La science est assez claire sur le fait qu’arrêter cette activité est assez préjudiciable pour la santé !
En fait, c’est une vraie séance de yoga. Voilà comment j’arrive à enquiller 7 heures de conduite dans ces conditions sans tout envoyer ballader !
Magnificent for the first 70 kilometres
I set off from Molde in a proper downpour and hurry to catch the day's first ferry, nice and early. There'll be 3 in all, plus 380km planned. So already, on paper, a big stage.
But before long, the sky clears and reveals some really pretty scenery. So, I confirm to myself once again the truth of that old saying: nothing is permanent, not even bad weather !
Then I tackle the climb up to the Trollstigen, the Troll's Path. It's a legendary road leading up to a pass at 900m. The hairpin bends wind alongside a huge waterfall, on a very narrow road. It's superb, though I'm not sure my humble skills as a photographer and videographer do this magnificent road proper justice. The view from the pass is superb too. So much for the first 70 kilometres.
Diabolical for the last 300 kilometres
Already, on the way up the Trollstigen, the wind starts picking up. Nothing unusual for a mountain pass, though.
Going back down, however, it strengthens, and the rain joins the party. The roads remain, or rather seem to remain, magnificent, but the gusts and the sheets of rain distract me from all that beauty.
The rain fell all day like a squall — heavy, thick rain that just wouldn't pass !
And the wind blew in gusts of nearly 60km/h all day long.
In these conditions, I treat myself to a hotdog at a petrol station — the only place where the bike and I can get a bit of shelter.
Then I hurry off to catch the second ferry. It was a quick crossing, but one where I took more waves breaking over the prow than actual rainfall !
With these "magnificent" conditions lasting nearly 7 hours, riding a motorbike throws up a fair few challenge.
The first is water. In itself, it's not really an issue. As they say round here: there's no such thing as bad weather, only badly equipped people! True enough, but after 7 hours, even your "good" gear still leaves a slight damp feeling round the edges.
Then there's the combination of rain, wind, bends and traffic, which leaves you, shall we say, a bit tense. So, you have to remember, very frequently, to release the tension in your shoulders, arms, back and hands. And do not forget to breathe. Science is fairly clear that giving up on that particular activity is rather bad for your health !
In fact, it's a proper yoga session. That's how I manage to string together 7 hours of riding in these conditions without sending the whole lot to hell !
















